Je m’appelle Philippe Sautelet, né le 28/09/61, père de deux filles, Géraldine et Sabrina. Après avoir habité Bruxelles durant de longues années, je suis arrivé à Malmedy en 2009 pour déménager peu de temps après dans la petite ville voisine de Waimes. C’est une magnifique région où la nature est encore bien préservée, loin des embouteillages et du stress de la capitale. Je travaille dans l’agence Belfius de Bastogne où je suis conseiller placements. J’exerce ce métier depuis 1991.
Je viens d’intégrer le comité de l’ABAP cette année et j’en suis particulièrement content. Je voudrais partager ma passion des perroquets avec un maximum d’amateurs de becs crochus et surtout, améliorer leur bien-être de par une alimentation et des soins adaptés. De nombreux progrès restent à faire pour la conservation de nombreuses espèces de psittacidés. En tant qu’éleveurs, nous devons y contribuer !
Je suis passionné d’oiseaux depuis mon adolescence. Cela a tout simplement commencé par une toute petite cage et un couple de mandarins avec lequel j’ai rapidement obtenu des jeunes. Mon père a ensuite construit une petite volière d’environ 1m L x 0,50m l x 1m h accrochée au mur à l’extérieur visible de la cuisine. Plusieurs couples de mandarins s’y sont reproduits. Je me vois encore porter les jeunes dans une oisellerie à Braine-l’Alleud car les résultats de reproduction étaient plutôt positifs.
Par la suite, mon père et moi avons construit une grande volière extérieure couverte avec un abri fermé pour l’hiver. Si mes souvenirs sont bons, ses dimensions étaient approximativement de 8m L x 2m l x 2m h. Nous y avions installé plusieurs couples de canaris. Nous avions aussi récupéré une jeune tourterelle tombée du nid dont nous avons terminé le sevrage. Elle était donc très familière. C’était un réel plaisir de rentrer dans la volière. Les canaris habitués à notre présence volaient tranquillement d’un perchoir à l’autre et la tourterelle venait parfois se poser sur nous.
Nous avons aussi acquis plus tard un couple d’inséparables à face rose que nous avons intégrés dans la volière. La cohabitation avec les canaris n’a posé aucun problème vu l’espace mis à leur disposition. Contrairement aux mandarins et aux canaris, je n’ai pas pu en assurer leur reproduction car j’ai commencé mes études supérieures et j’avais moins de temps pour m’en occuper. Ceci constitue le premier élément déclencheur de ma passion pour les psittacidés.
Le deuxième provient d’un gris du Gabon qui se trouvait chez ma grand-mère maternelle. J’étais fasciné par sa capacité d’imitation et sa beauté naturelle. Mais la sociabilité n’est pas le point fort de cette race de perroquet. Personne ne pouvait l’approcher, même pas son maître. Malgré tout, je me suis appliqué à obtenir sa confiance au fil des visites chez ma grand-mère et à force de patience, je suis arrivé à le caresser et même à le faire monter sur ma main. Ma passion était née !
Pourtant, ce n’est que de nombreuses années plus tard, soit en 2007, que j’ai acquis mon premier perroquet, un youyou du Sénégal dont j’ai terminé le sevrage. Jusque là, j’avais d’autres passions sportives de compétition qui me prenaient beaucoup de temps, le badminton pendant une quinzaine d’années et le VTT ensuite jusqu’en 2007. J’en profite d’ailleurs pour attirer votre attention que l’acquisition d’un ou plusieurs perroquets ne doit pas se faire sur un coup de tête. Il faut bien être conscient de toutes les contraintes que cela engendrera. Ce sont des oiseaux qui ont besoin d’activités et de distractions, en plus d’une alimentation adaptée et variée. Cela nécessitera du temps qu’il faudra leur consacrer quotidiennement.
Depuis lors, j’ai nettement développé mon hobby. Je possède quatre perroquets apprivoisés, le youyou, deux gris du Gabon et dernièrement, un ara ararauna. Ils sont tous les quatre installés dans la pièce principale de vie pour que je puisse les surveiller et jouer avec eux quand ils sortent de leur cage.
Dans l’atelier situé à côté de la maison, je me suis spécialisé dans l’élevage d’inséparables. Je possède six espèces sur les huit possibles, roseicollis (face rose), personata (masqués), fischeri (Fischer), taranta (d’Abyssinie), nigrigenis (joues noires) et lilianae (de Lilian).  Dès que l’opportunité se présentera, je me procurerai des cana (tête grise ou de Madagascar) et la plus difficile à reproduire, des pullaria (tête rouge). Cette année-ci, j’ai eu plus de trente jeunes, principalement des roseicollis, quelques personata et surtout, trois jeunes mâles de taranta. J’espère réussir l’année prochaine la reproduction des autres espèces en ma possession.
Et maintenant la cerise sur le gâteau ! Mes perroquets préférés sont les amazones qui comptent plus d’une trentaine d’espèces. Ces quatre dernières années, j’ai constitué au fil du temps 8 couples de races différentes dont j’espère assurer l’élevage dès que je leur aurai construit des volières individuelles pour qu’ils puissent y trouver l’espace et la tranquillité requis pour leur reproduction.
Si vous voulez profiter de mes connaissances et de mes expériences, je me ferai un plaisir de vous répondre.