Aout 2017


Pourquoi couper les plumes des ailes d’un perroquet


Greg Glendell
Retravaillé par Nico Rosseel
Traduction : William Vanbeginne

1ère partie

Beaucoup de perroquets passent encore leur vie avec les plumes de leurs ailes coupées.  Dans cet article Gleg Glendee donne sa vision de cet acte et explique que ce n’est absolument pas nécessaire et donne souvent plus de problèmes que ceux qu’ils devraient empêcher.

Pour beaucoup de détenteurs de perroquets comme oiseaux de compagnie, un perroquet qui vole est une révélation, une donnée inconnue.  En général ils ne savent pas que beaucoup de perroquets dans la nature sont d’excellents voiliers et qu’ils font partie du top des oiseaux volants.
Ceci est aussi nécessaire pour leur survie pour s’échapper à leurs prédateurs comme par exemple les oiseaux de proie qui sont souvent encore de meilleurs et plus habiles voiliers que les perroquets.
Les perroquets sauvages échappent à ces pillards par une combinaison de vitesse et d’habilité.  Dans un grand groupe de perroquet ce sont ces exemplaires rapides et habiles qui vont arriver à profiter de la journée suivante et espérons de pouvoir transmettre leurs gènes à une nouvelle génération.

Qu’est-ce que ceci a à voir avec votre oiseau de compagnie ?  Et bien nous sommes certainement conscients que les perroquets ne sont pas des oiseaux domestiqués et donc pas réellement des oiseaux d’intérieur.  Ce sont donc sur un plan strict, une copie des leurs congénères sauvages.  Ils ont au fil de leur évolution, tellement adapté leur art de voler que ce sont devenu les rescapés que nous connaissons de nos jours.
Regardez par exemple le Kakapo, qui dans leur biotope naturel n’avait pas d’oiseaux de proie et ils ont donc perdu la capacité de voler.

Les perroquets sauvages volent sans beaucoup d’efforts à des vitesses entre 50 et 60 km par heure.  Si nécessaire, ils peuvent maintenir cette vitesse pendant un long moment.  Par long moment l’on parle ici de plusieurs heures.
En captivité, ou plutôt mieux, en aviculture, l’oiseau garde toutes ces caractéristiques et toute sa structure et manière de vivre est adaptée à échapper aux animaux de proie, au vol.
Le vol est aussi de grande importance si l’on regarde la santé et le bien-être des oiseaux, aussi en aviculture.
Un animal qui a été fait par la nature pour voler, ne peut jamais arriver à avoir suffisamment d’activité corporelle en grimpant sur des branches et dans et autour de sa cage ou en courant sur le sol.  Prenez par exemple un chien ou un cheval, eux-aussi ont besoin d’activité corporelle et ne peuvent la fournir en mesure suffisante que s’ils peuvent courir suffisamment chaque jour.

Comment est ce que les perroquets apprennent à voler ?
Lorsque les jeunes perroquets arrivent à l’âge qu’ils vont quitter le nid et qu’ils sont prêts à voler, ils développent une impulsion puissante à voler.  A ce moment-là, ils ne sont pas encore en possession de la connaissance et de l’expérience pour pouvoir faire un vol précis, au contraire ceci ils ne peuvent l’apprendre que par l’expérience.
Tous les oiseaux, aussi bien en captivité que dans la nature sont très maladroits pendant cette période d’apprentissage.  Tout comme un petit enfant qui après qu’il a rampé va apprendre à marcher, il va peut-être être confronté par ci, par là à un petit accident et se blesser mais ceci fait partie du processus d’apprentissage.
Ils vont peut- être faire un atterrissage forcé ou sous forme de crash, ou se cogner contre quelque chose parce qu’ils auront fait une erreur dans l’évaluation de la distance.
Il y a une grande différence entre un oiseau dans un appartement (ou maison) et un oiseau dans la nature.  Un oiseau d’appartement n’a que des « courants de vents morts » autour de lui et il ne peut donc pas employer les mouvements naturels des vents lorsqu’il veut s’envoler et monter.  Dans la nature, un oiseau va toujours ressentir une quantité de vent et l’employer instinctivement pour pouvoir démarrer d’une manière facile et également pour atterrir.
Une autre entrave que les oiseaux d’appartement ont, c’est le manque d’espace.  C’est beaucoup plus difficile d’apprendre à voler dans une pièce ou l’espace est restreint et atterrir dans un espace restreint est souvent encore plus difficile car leur temps est restreint pour décider d’un point d’atterrissage.  Dans la nature, un oiseau vole souvent tout un moment en rond de telle manière qu’il puisse parfaitement choisir un endroit d’atterrissage qui convient avant de commencer son atterrissage.
Pendant l’atterrissage, l’oiseau prend le temps pour prendre contact avec cet endroit de manière correcte.

Les perroquets qui quittent le nid vont suivre leurs parents pendant les premiers vols.  Pendant ces leçons ils reçoivent une leçon rapide et précise dans ce que sont des endroits d’atterrissage qui convient, comment atterrir d’une manière correcte et élégante etc. …
Le soigneur d’un oiseau en aviculture peut diriger ceci en montrant au jeune oiseau sur quels matériaux et à quels endroits atterrir et ceux qui ne sont pas conseillés.  Faites ceci toujours avant que l’on ne demande à l’oiseau de voler vers ces endroits où se percher.  Vous pouvez faire cela par exemple en entrainant l’oiseau avec les commandes « monte » et « descend » à des endroits fixes où dans le futur il pourra se percher et atterrir.
Des endroits par exemple sont entre autres les dossiers des chaises, une table, un arbre java.  Apprenez aussi à votre oiseau ce qu’est un carreau, il ne le voit pas et peut s’y cogner en vol avec tous les risques qui s’en suivent.  Rendez le carreau visuellement reconnaissable pour l’oiseau.  Ceci est possible en peignant des lignes de chaux sur le carreau, en employant du papier collant (verticalement car horizontalement ils peuvent souvent le reconnaitre comme un lieu d’atterrissage possible) etc…
Ce qui est encore plus facile ce sont bien entendu des voiles devant les fenêtres.  Une fois que l’oiseau est habitué aux carreaux, vous pouvez enlever la chaux ou le papier collant.