Mars 2019




L’amazone de Dufresne


Amazona Dufresniana

Parkieten Revue décembre 2018
Piet Rozendaal
Traduction : William Vanbeginne

L’amazone de Dufresne est un perroquet amazone magnifique qui vit principalement dans les forêts vierges des pays de l’extrême nord de l’Amérique du Sud.  Ils se répandent à travers leur territoire et pour cette raison ne se voient pas toute l’année dans les mêmes régions, même dans les saisons fertiles on ne les voit pas en grand nombre.
L’amazone de Dufresne est un perroquet amazone trapu dont le vert est un peu plus clair que chez la plupart des autres amazones avec une belle combinaison  de bleu et d’orange sur la tête.  Les joues sont bleu clair et se propagent en devenant plus foncé sur la gorge et le côté de la tête vers l’arrière.  Le bleu reste cependant bien vif et la région de l’oreille montre une tache verte, au-dessus du front, il y a une tache orange claire avec un reflet doré.  Le miroir d’aile est aussi rouge, jaune.  Toutes ces couleurs sont, en règle générale, chez les jeunes oiseaux et la femelle d’une couleur moins intensive mais ne donnent pas avec certitude la confirmation à l’œil de pouvoir différencier les sexes pour former un couple.      
L’amazone de Dufresne a été décrite en 1812 par George Shaw et c’est lui qui lui a donné son nom scientifique Amazona Dufresniana.  Il l’a à l’époque nommé en honneur de l’explorateur français et officier de marine Nicolas T. M. du Fresne.
Le territoire de l’amazone de Dufresne se situe donc au nord de l’Amérique du Sud, à partir du sud-est du Venezuela vers l’est en direction de la Guyane Française et Britannique et le Surinam et probablement aussi dans l’extrême nord de certains états Brésiliens comma Amapa.
Si au Venezuela on les retrouve aussi en régions de savane, dans les Guyanes et au Surinam ce sont des oiseaux habitant principalement la forêt vierge.  Ils ont une vie plus ou moins nomade  et voyagent dépendamment de l’offre en nourriture depuis l’intérieur des terres vers les régions côtières.
C’est une amazone qui d’après les estimations ne se retrouve pas en nombre énorme dans la nature et même d’après certains scientifiques serait même tout près du statut d’espèce menacée.  Cette idée vient aussi du fait qu’il vit parsemé en petites populations sur un grand territoire ce qui fait que des observations et des comptages exacts son très difficiles.
Ce qui a été par contre déterminé c’est que surtout au Surinam il est actuellement beaucoup moins observé qu’il y a quelques dizaines d’années et que là, il peut quand même, plus ou moins, être considéré comme menacé.
Malgré ces données, il n’est pas repris sur la liste I de la CITES.  Ce qui fait, qu’encore toujours, ils sont exportés en petits nombres depuis la Guyane Britannique et le Surinam.  Du fait des quotas restreints que ces pays emploient, il est quand même resté très longtemps une particularité chez les amateurs.
A l’époque où le Surinam était encore lié aux Pays-Bas, ils n’étaient totalement pas importés.  Lorsque à cette époque l’on en retrouvait un aux Pays-Bas il s’agissait d’un seul oiseau provenant du Surinam et qui généralement était rentré au pays avec des Surinamais.  Là où il y a de la demande souvent l’on crée de l’offre et graduellement, via le commerce ce nombre de quelques oiseaux n’a jamais été plus que quelques dizaines depuis le Surinam.  L’exportation de plus grands nombres c. à d. 485 oiseaux en 2001 et 321 oiseaux en 2002 est venu depuis la Guyane Britannique qui avant cette date n’avais jamais exporté ces amazones.  La Guyana Britannique a exporté ces dernières années de plus grand nombre de ces amazones que le Surinam.
La seule chose positive c’est qu’ils ont travaillé avec des quotas contrôlés (70 par an pour le Surinam et 520 par an pour la Guyane Britannique) et que jusqu’à présent ces nombres par an n’ont jamais été atteints.  Concernant une menace dans la nature, comme mentionné plus haut, à ce jour il n’y a que peu de choses qui sont connues, seul au Venezuela il semble qu’ils aient à souffrir du déboisement mais dans les autres pays ils vivent encore dans des régions sans dommages.  En conclusion, si dans le futur l’on parlerait de menace et d’une diminution de leur nombre dans la nature, ceci serait principalement dû à la capture pour le commerce.                                                                                          
 
L’amazone de Dufresne est une magnifique amazone pour laquelle il faut être très économe chez les amateurs.  Au début, des oiseaux fraîchement importés peuvent être très craintifs et sauvages mais avec un peu de patience et de repos ils deviennent rapidement plus calmes.  Aux Pays-Bas il n’est pas difficile à obtenir mais dans de nombreuses parties du monde il est considéré chez les amateurs comme particulièrement rare.
Leur nourriture aussi bien à l’état sauvage qu’en captivité ne change pas de celle des autres perroquets amazones.
Le logement doit se faire naturellement par couple dans une volière extérieure spacieuse avec un abri de nuit. 
Concernant les résultats de reproduction, déjà dans le passé il y en a des mentions donc avec notre connaissance actuelle la reproduction doit certainement être possible bien qu’avec des oiseaux d’importation il faut avoir un peu plus de patience.  Si l’offre d’oiseaux de propre élevage va augmenter alors la capture d’oiseaux dans la nature va être inutile.



 

Belgium Parrot Event


Samedi 8 juin 2019 de 10h à 16h30.
Cette journée est réservée à ceux qui s’occupent de perroquets d’une manière professionnelle.
Nous sommes arrivés à rassembler trois invités conférenciers renommés au niveau mondial.  Toutes les conférences se feront en anglais.
Vous trouverez ci-après une présentation de ces 3 conférenciers.

A partir du 1er février 2019 vous pourrez vous inscrire pour cette journée, uniquement par e-mail.
L’inscription est de 10€ par personne.

Une fois inscrit vous recevrez le numéro de compte sur lequel vous pourrez verser l’inscription (attention : ce n’est pas le numéro de compte de l’ASBL).
Une fois le paiement reçu vous recevrez un numéro d’identification.  Les places sont restreintes à 200 participants.

Journée porte ouverte Nally’s Papegaien opvang

Dimanche 9 juin 2019 de 10h à 18h.
Cette journée est plus adressée vers les sympathisants, amateurs et propriétaires d’oiseaux de compagnie.  Naturellement nos orateurs seront de la partie ce jour là pour vous présenter une conférence agréable et instructive.

Cette journée est accessible pour tout le monde et gratuitement.
Jeunes et moins jeunes peuvent s’amuser dans notre jardin, sur notre terrasse vous pourrez profiter d’un encas et d’une boisson.
Le « live-band 4 Fun » va veiller pour l’ambiance et de nombreux exposants vont promouvoir leurs produits.

Présentation des conférenciers du samedi

Tony Silva

Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter notre premier conférencier qui est connu mondialement dans le monde des psittacidés.  La première édition de son livre « Psittaculture » était et est toujours employé comme livre de chevet par beaucoup d’amateurs de perroquets dans chaque pays du monde.
Tony Silva est devenu extrêmement fasciné par les perroquets lorsqu’il était âgé de 10 ans.  On lui a raconté que les aras s’accouplaient en vol et ne se reproduisaient pas en captivité.  Ce concept lui paraissait incroyable et a résulté dans un intérêt envers ces oiseaux qui ont fait qu’à l’âge de 16 ans il faisait l’acquisition de son premier grand perroquet.
Très vite le nombre d’espèces et d’individus ont augmenté et en 1978, Tony a obtenu le premier cas de reproduction de la perruche à long bec aux Etats-Unis (Enicognathus leptorhybchus).  La curiosité de Tony, ses succès et son intérêt l’ont conduit à étudier les perroquets dans leur état sauvage dans les Caraïbes et en Amérique du Sud.  Ces observations directes sur le terrain ont été considérées comme la clef pour arriver aux succès de reproduction en captivité.
Dans sa collection privée et pendant sa période comme curateur du Loro Parque Tony a détenu et reproduit  82% de toutes les espèces de perroquets.  Dans les prestations d’élevage est compris l’Ara de Spix (Cyanopsitta spixii), ceci alors qu’avec d’autres personnes y compris les instances gouvernementales il a défini le programme de rétablissement de l’Ara de Spix, un projet qui a contribué au sauvetage de la perte de cette espèce.
Pendant sa carrière en aviculture de plus de 4 décennies Tony a publié des centaines d’articles qui ont été publiés en différentes langues.  Tony a fait des présentations sur tous les continents et a publié 7 livres.
Tony a été récemment co-auteur d’une description et appellation d’un nouveau membre du genre des Amazones : L’Amazona gomezgarzai qui provient du Mexique.
Actuellement cet auteur très prometteur gère une grande réserve d’oiseaux reproducteurs au sud de la Floride.  Cette facilité lui permet de continuer à développer son énorme connaissance.
Vous pourrez acquérir son nouveau livre sur place et le faire signer.

Rafael Zamora

Dès son plus jeune âge, Rafael était passionné par la nature.  Pendant ses études de Biologie à l’Université de La Laguna, Tenerife il a créé son propre laboratoire d’élevage d’oiseaux où il a traité plus de 500 espèces dont aussi des reptiles et des petits mammifères.  Cette expérience était essentielle pour obtenir des subsides de recherches de l’Université de La Laguna et de la Loro Parque Fundacion.  Il a étudié le comportement des Aras de Spix pendant 2 ans et fait partie de l’équipe spécialisée du Loro Parque et Loro Parque Fundacion.  Pendant sa carrière il s’est spécialisé dans la zoologie, il a travaillé comme ornithologue et curateur auprès de la Loro Parque Fundation et était expert-conseil pour différents projets d’élevage internationaux d’espèces animales menacées.  Reconnu comme un orateur international éminent, il a donné des présentations lors de congrès prestigieux en Europe, Amérique Centrale et du Sud, Asie et Océanie.  Il est l’auteur de différents textes pour des documentaires concernant la nature et il participe régulièrement à des interviews dans différents programmes en radio et télévision. 
En plus de cela il est l’auteur fréquent d’articles spécialisés en Psittacidés, nature et ornithologie.  Ses articles sont publiés sur les 5 continents.  Son expertise des oiseaux dans la nature mais aussi en environnement contrôlé est un moyen d’aide puissant pour le contrôle des projets de la Loro Parque Fundacion où Rafael Zamora a actuellement la position de directeur scientifique.

Nanda Kishore

Nanda Kishore, un homme d’affaire poussé par l’aviculture est membre de Avian Society of India, une organisation qui milite pour les gens ayant une passion pour les animaux à plumes.  Il s’est intéressé à la génétique des psittacidés pour ainsi obtenir de manière plus ciblée certaines mutations.
Nanda est un orateur fort sollicité lors de nombreux séminaires, pas seulement en Inde mais aussi souvent en Australie.
Son amour pour les animaux dit-il « a été transmis par sa mère qui avait des perruches depuis qu’elle était enfant.  Il a eu au fil des années des chiens, lapins, cobayes, oies, vaches etc … comme animaux de compagnie »
Nanda Kishore est aussi consultant pour la partie Parrot-World dans le Nehru Zoological Park et a environ 70 couples de conures (perroquets exotiques d’Amérique du Sud) chez lui à la maison.  Il élève ces oiseaux et les échange pour obtenir de nouvelles lignes sanguines.
De temps en temps il vend quelques oiseaux et utilise cet argent pour financer les projets « Sparrow conservation ».
En plus des oiseaux il travaille aussi au maintien de races d’animaux endémiques comme les chiens Jonangi et les vaches Gir.