Octobre 2016


Les perroquets ne savent pas lire …


P.R. août 2016
Texte et photos : Nico Rosseel
Traduction : William Vanbeginne


J’ai en ma possession quelques livres concernant les oiseaux, en particulier concernant les perroquets et les perruches, aussi bien au sujet de la biologie, la nature, l’élevage, les soins etc…
Depuis le nombre d’années que je suis occupé avec les oiseaux, j’ai pu tirer une conclusion.  Mes oiseaux ne savent pas lire ou en tous les cas n’ont pas lu les livres que j’ai dans mon armoire.
Agapornis roseicollis
Je cite Ria et Ber Van De Kamer dans leur livre « Les Agapornis et leurs mutations de couleur en paroles et images » (NDLR : traduction du néerlandais).  « Comme matériaux pour le nid il faut donner régulièrement des branches fraîches de saule ou d’arbres fruitiers aux agapornis.  La femelle va peler des bandes d’écorce de la branche, va les coincer entre ses plumes du dos et ainsi les emmener dans le nid ».

 

Ce n’est pas seulement ce duo d’auteurs qui donne cette information dans leur travail, la plupart des auteurs disent que c’est la femelle qui fait le travail.
J’élève mes agapornis dans un groupe de 6 couples.  Cela veut donc dire pratiquement que j’ai donc 6 mâles et 6 femelles dans la volière.  Suivant différents livres il devrait donc y avoir 6 oiseaux qui ne font rien dans la volière alors que 6 autres sont fortement occupés à décortiquer et déchiqueter des branches.  Je suis tellement fier que j’élève des agapornis d’un nouveau type, j’élève plus particulièrement le nouveau mâle !
Lorsque deux fois par semaine je leur propose des matériaux pour leur nid, alors toute la bande joyeuse se retrouve sur le sol de la volière ou en première instance sur les branches pour détruire ces matériaux en un temps minimum.  En moyenne il y a 8 à 9 oiseaux qui sont occupés ensemble.  Lorsque je dis « occupé » alors je veux dire aussi qui emmène des morceaux dans le nid entre les plumes de la queue.  Mes agapornis, aussi bien mâles que femelles préparent le matériau proposé, l’emmènent dans le nichoir et construisent un nid avec.  Ceci est donc en contradiction avec ce qui est écrit dans la littérature.
Ceci peut-il être un composant du processus de domestication de ces petits perroquets ? Leurs congénères sauvages eux ne le font pas ?
Ensuite il y a ceux, comme dans toute collectivité, qui ne participent pas au système.  Lorsqu’il y a donc environ six oiseaux au sol qui déchiquettent des branches sur le sol par exemple et bien il y en a toujours un qui recherche le chemin le plus facile.  Chez moi c’est une femelle de 3 ans qui élève parfaitement bien ses poussins mais si elle a la possibilité elle n’ira pas elle-même déchiqueter des branches.  Elle attend patiemment entre les autres oiseaux lorsque certains ont plusieurs morceaux de bois entre les plumes et elle va « emprunter » quelques-uns de ceux-ci.  Lorsque cet oiseau est fort occupé à mordre un nouveau morceau alors elle tire adroitement un autre morceau d’entre ses plumes et s’envole avec vers son nid.
Pourquoi devrait-elle se fatiguer si c’est possible autrement ?
Je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de surveiller vos oiseaux, qui sait peut-être eux aussi n’ont-ils pas lu la littérature spécialisée …