Décembre 2014


Un peu d’informations concernant le grand perroquet Vasa

Coracopsis vasa

P.R. novembre et décembre 2014
Marcel Van Aelst
Traduction : William Vanbeginne

Jusqu’il y a une dizaine d’années, le grand perroquet vasa était relativement inconnu dans nos élevages de perroquets.  Les premiers oiseaux de cette espèce sont arrivés vers les années 1970 en Angleterre et ont continué à rentrer les années suivantes mais ce n’est que ces dernière années que l’on entend parler de cas de reproductions réussis.  C’est ce que dit l’auteur de cet article car il y a déjà plus de 10 ans, il y avait une magnifique nichée lors d’une visite à Harry Sissen à Yorkshire et chez lui, ce n’était pas son premier cas de reproduction.  Trouver les besoins de cette espèce probablement plus que perroquet inhabituel n’était pas facile au début.  Ce n’est que maintenant que les propriétaires de cette espèce commencent à comprendre quels animaux fabuleux ils ont en leur possession.
Le grand Vasa et le petit Vasa (C. nigra) sont tous les deux originaires de Madagascar et connus là comme le perroquet noir de même que sur les îles Comores sur la côte Est d’Afrique.  En plus, le petit vasa semble également être présent sur l’île Praslin aux Seychelles.  Essayer de les comparer à un autre perroquet est un travail impossible.  Ce ne sont pas des oiseaux frappants et colorés et donc pas très attrayants car ils possèdent un plumage gris mat, des pattes dégingandées et un long cou.  Ils ont aussi été décrits comme des phénomènes préhistoriques reptiliens mais leur haute intelligence et personnalité les classent dans une classe séparée dans les yeux de beaucoup d’amateurs.
Dans le monde des perroquets, les femelles des perroquets Vasas sont inhabituelles car elles sont tellement dominantes vis-à-vis de leur mâle, ce qui veut dire que s’il est possible de comprendre la femelle alors on obtient la clef vers des résultats de reproduction.
Elles sont tellement exigeantes dans leurs deux besoins d’être nourris et cochées que plusieurs éleveurs ont remarqué qu’ils obtiennent encore de biens meilleurs résultats en faisant un trio c’est-à-dire deux mâles pour une femelle ce qui harmonise mieux le tout et qu’il y a moins de risques de bagarres.



Des femelles frustrées et agressives qui n’avaient qu’un seul mâle à disposition ont parfois tué leur mâle lorsqu’il n’y avait pas une vraie bonne entente ou ne pouvaient pas rester ensemble avec une femelle turbulente.  Certaines femelles ne sont totalement pas turbulentes et peuvent sans risques être logés avec un mâle bien qu’il ne faut jamais oublier le risque que l’on prend.
Ce qui est inhabituel pour un perroquet, les vasas ne sont pas territoriaux vis-à-vis d’un nouveau mâle et l’accessibilité l’un vis-à-vis de l’autre n’est pas une nécessité car les femelles, en règle générale acceptent directement un mâle.  Même rajouter un nouveau mâle dans une volière où logent déjà des Vasas n’est pas un problème, celui-ci va directement être accepté et les femelles vont immédiatement montrer leur disponibilité pour s’accoupler.
Lors de l’approche de la saison de reproduction le plumage de la femelle va tout doucement changer en brun clair sans pour cela devoir muer. Lorsque les oiseaux adultes passent en condition de reproduction ils vont commencer à perdre quelques plumes.  Chez la femelle surtout les plumes de la tête et du masque et généralement elles deviennent totalement chauves.  La peau change de, principalement blanchâtre, vers un jaune safran profond.  La peau sur la tête du mâle devient gris foncé, la peau de la cire passe de blanc à jaune et la région vers la mandibule inférieure devient jaune, orange comme chez la femelle. 



Une fois qu’ils sont en condition de reproduction, le cloaque ou les environs de l’anus changent chez les deux sexes et celui-ci devient plus grand et dilaté alors que chez le mâle cela devient tellement fort qu’il semble qu’un pénis fait son apparition qui devient plus dur lorsqu’il veut s’accoupler.  Il monte la femelle de côté d’une manière normale soit sur une branche ou dans le nid.  Il est parfois possible de voir les oiseaux occupés pendant une heure.
Une ponte est généralement composée de 2 à 3 œufs et bien que la femelle se trouve tout le temps dans le nid, les œufs sont quand même enterrés dans les matériaux du nid pour les garder le plus longtemps possible chaud, un peu de la même manière que les reptiles le font.  La période de couvaison est plutôt courte.  En opposition aux 28 à 30 jours  chez la plupart des psittacidés, chez ces oiseaux elle est de 17 à 18 jours.
Les jeunes de Vasas qui viennent de naître n’ont absolument pas de duvet et ils restent nus jusqu’à ce que les hampes font leur apparition, ce qui fait qu’ils sont parfois  cachés entièrement sous les matériaux du nid pour avoir chaud. 
Les jeunes Vasas naissent avec la mandibule supérieure beaucoup plus grande que ce que l’on a l’habitude de voir de même que les coussins de nourrissage ronds qui sont plus présents à la pointe qu’à la base.  Ils ont un grand besoin de beaucoup de nourriture ce qui fait que le nourrissage à la main à la cuillère est presque impossible et qu’il faut le faire à la seringue.  Au bout de quelques semaines ses coussinets disparaissent mais les jeunes continuent à mendier de la nourriture jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment âgés.  Les jeunes Vasas sont donc très gloutons et deux mâles peuvent donc nourrir régulièrement les jeunes, ensemble avec la femelle, ce qui de cette manière lui facilite la tâche.
Les jeunes grandissent très vite et une fois qu’ils sont un peu plus grands ils commencent à quitter le nid mais ne sont pas pressés pour prendre eux-mêmes de la nourriture alors qu’ils pleurent pour que le mâle vienne les nourrir.  Chaque fois que la femelle a reçu de la nourriture elle veut être rapidement cochée par le mâle.  L’on a pu voir ce même comportement dans la nature et sans exagérer, une femelle est très souvent nourrie par son mâle et s’accouple donc très souvent pendant la période de reproduction.  Les jeunes de Vasas grandissent plus vite que les autres espèces de perroquets.  Ils quittent le nid déjà 7 semaines après la naissance et sont indépendants après 10 semaines.
Ils aiment une alimentation variée composée de graines, noix variées, des fruits frais, des baies et des légumes. Dans la nature l’on sait que les grands Vasas opèrent des attaques sur le millet et les plantations de graines.



10 faits :
1.    Ils ne forment pas un tout avec une seule personne et des oiseaux apprivoisés volent chez tout le monde.
2.    Ils ne sont pas très territoriaux et ne vont pas défendre leurs environs.
3.    Ils aiment à se faire gratter mais ne vont pas le demander
4.    Les jeunes Vasas peuvent parler mais le font plus pendant la période de reproduction.
5.    Bien qu’ils ne soient pas considérés comme des criards, ils émettent quand même un autre son qu’un perroquet normal et il est décrit sonore comme celui d’une oie, un chat et même un âne.
6.    Ces perroquets sont connus comme être très actifs, agiles et distrayants à regarder.
7.    Sur le sol ils courent, se balancent et sautent, ils aiment se rouler sur le dos et lorsqu’ils courent ils gardent leur tête vers le bas et relèvent la queue.
8.    Les Vasas mordent rarement.
9.    Ces oiseaux aiment beaucoup apprendre, veulent tout voir et vont essayer de le reproduire.  Ils sont très adroits pour ouvrir leur cage et s’échapper
10.    Le prix des mâles Vasa semble être relativement plus haut que celui des femelles.

ATTENTION POUR LES PLUMES BLANCHES : Lorsque les Vasas sont infectés par la PBFD alors leur plumage devient totalement blanc.  Ces oiseaux-là sont alors généralement proposés, volontairement ou involontairement comme étant des albinos + jeune(s) !!